La TOB et la semaine de prière pour l'Unité des chrétiens. Célébration du 19 janvier 2011 à Notre-Dame de Paris

 

Exceptionnellement, ce soir-là, un exemplaire de la TOB 2010 trônait, ouvert, dans le choeur de la cathédrale et c'est dans la traduction de la TOB que les textes des Ecritures saintes ont été lus.

 

1. Discours de présentation

Avant la liturgie de la Parole, le Père Gérard Billon a dit le mot suivant devant Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, Mgr Emmanuel, Métropolite de France, et le pasteur Jean-Charles Tenreiro, vice-président de l'Eglise réformée de France.

« Chers frères et sœurs,

 je suis responsable du Service biblique catholique Évangile et Vie et vice-président de l’Alliance biblique française et j’interviens ici au nom des artisans de la Traduction œcuménique de la Bible, la TOB. Et les artisans sont nombreux : concepteurs, traducteurs, coordinateurs, conseillers, relecteurs, réviseurs, éditeurs…

C’est dans la TOB que les textes de la Parole de Dieu seront lus tout à l’heure. La TOB a été – et est encore – considérée comme une réalisation importante sur le chemin de l’unité des chrétiens. En novembre dernier est parue sa deuxième révision générale et nos frères orthodoxes y ont pris une part importante. 35 ans après la première édition, la dimension œcuménique est donc plus visible que jamais. Il convenait d’en remercier ensemble le Seigneur au début de cette Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.

Messeigneurs, monsieur le pasteur,

 vous nous avez invités ce soir à méditer avec les chrétiens qui sont à Paris les mots du livre des Actes des Apôtres : « Unis dans l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et la prière ». Pour le service de cette unité, un exemplaire de la TOB va vous être remis tout à l’heure, en écho au geste qui fut posé ici même en novembre 1975. A vos places se tenaient alors le métropolite Mélétios, le cardinal François Marty et M. Jacques Courvoisier.

De 1975 à 2010, nous sommes presque 150 à avoir collaboré à cette entreprise œcuménique. La TOB fut d’abord un rêve. Puis un chantier mené à bien. C’est désormais un signe d’espérance dans nos Églises et dans nos sociétés.

De 1975 à 2010, le même acte a été repris, « un acte de foi dans la puissance de l’Esprit saint » et « une exigence de vérité dans l’amour ».

Puis-je rappeler ici le soutien décisif de nos Églises respectives ? Pour cette dernière révision, toutes ont accepté que soient inclus des livres « autorisés à la lecture » chez les orthodoxes bien qu’ils soient considérés comme apocryphes par les catholiques et les protestants.  

Puis-je évoquer les encouragements de l’Association œcuménique pour la Recherche Biblique ? L’archiprêtre Nikola Cernokrak, doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, en est le co-président orthodoxe. Sont présents avec nous par la prière les deux autres co-présidents : le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, et Mgr Francis Deniau, évêque de Nevers, qui a succédé en juillet dernier à Mgr Paul Guiberteau, lequel a appartenu au chapitre de cette cathédrale.

Puis-je souligner enfin l’engagement résolu des deux éditeurs de la TOB ? Du côté catholique, les éditions du Cerf, représentées par le frère Eric de Clermont-Tonnerre. Du côté protestant, la Société biblique française dont le directeur, le pasteur Bernard Coyault, a délégué ce soir M. Christian Megrelis, président de l’Alliance biblique française. Sans eux, le projet, si beau soit-il, n’aurait pu se concrétiser.

Un mot pour conclure. La Bible fut pendant longtemps au cœur des divisions entre chrétiens. Comment ne pas se réjouir qu’elle soit désormais un signe d’unité : l’unité de ceux et celles qui en ouvrent les pages pour écouter l’unique et vive Parole de Dieu dans le chatoiement de ses formes et de ses couleurs ?».

 

2. Geste liturgique

Après le réponse de Mgr Jérôme Beau, un exemplaire de la TOB  a été remis à chaque co-président de la célébration :

« La Bible n’appartient à aucune Église. Mais elle anime chaque Église. Et chaque Église en est responsable. Grâce à elle, chaque Église est invitée à écouter religieusement et à proclamer hardiment la Parole de Dieu dans le monde.

Pour cela, nous allons vous remettre, à vous qui représentez ce soir diverses Églises présentes à Paris, un exemplaire de la nouvelle édition de la TOB. Le protestant la remettra à l’orthodoxe, le catholique au protestant, l’orthodoxe au catholique.

Le pasteur Jean-Marc Babut, secrétaire de l’Association œcuménique pour la Recherche biblique et coordinateur général de cette édition de la TOB, remet son exemplaire à Monseigneur Emmanuel.

(geste de remise)

Le père Jesus Asurmendi, de l’Institut catholique de Paris, trésorier de l’Association œcuménique pour la Recherche biblique, remet son exemplaire au pasteur  Jean-Charles Tenreiro.

(geste de remise)

Le professeur Stefan Munteanu, de l’Institut orthodoxe Saint-Serge, coordinateur du comité scientifique chargé des « deutérocanoniques » orthodoxes dans cette édition de la TOB, remet son exemplaire à Mgr Jérôme Beau.

(geste de remise)

Catholiques, protestants, orthodoxes, que la Parole de Dieu qui se donne à nous dans la lecture des Écritures nous réconforte et nous encourage à vivre l’Évangile en ce monde, nous qui sommes, avec nos différences, « unis dans l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et la prière ».